La livraison de colis B to C en danger : 2ème Partie

Nous avons vu dans la 1ère Partie que le marché de la livraison aux particuliers n’était pas un long fleuve tranquille et que l’avenir reste encore compliqué pour les e-marchands sur ce plan.

Il s’agit à présent de voir comment un e-marchand doit se positionner face à ce marché du transport B to C qui cherche ses marques et surtout sa rentabilité !

La liste des actions n’est peut-être pas exhaustive et vous pouvez évidemment contribuer à la compléter :

– Rester à l’écoute du marché et faire une veille des acteurs pour voir les nouveaux services qui apparaissent mais aussi anticiper d’éventuelles difficultés.

– Pour chaque segment du marché (livraison colis à domicile, messagerie, relais etc…) il est prudent de collaborer avec plusieurs acteurs simultanément ou pour le moins d’avoir des contacts bien établis. En cas de défaillance soudaine ( grève, problème financier, problème de qualité de service …), le transfert vers un autre prestataire sera facilité. L’idée de partenariat exclusif ou très privilégié avec un seul acteur me semble assez risqué au regard de l’instabilité du marché.(cf. 1ère Partie)

– Etablir une relation de partenariat, au vrai sens du terme, est un bon moyen d’être informé plus en amont d’éventuelles difficultés (grève, problème financier, rachat ou cession etc…) et de prendre le cas échéant les dispositions nécessaires. C’est aussi un moyen de ne pas se voir imposer soudainement par son transporteur une hausse tarifaire brutale pour cause de rentabilité insuffisante.  En cas de relation tendue entre un chargeur et son prestataire, il faut s’attendre à être sur la liste des clients que le transporteur acceptera d’abandonner pour sauver son entreprise.  Ce phénomène est bien réel dans le transport B to B depuis plusieurs années et commence à apparaître dans le B to C.

– Disposer d’un outil informatique suffisamment flexible pour pouvoir se raccorder sans délai excessif à d’autres transporteurs. En effet, chaque prestataire dispose en général d’un système informatique propre à son organisation. Il est donc important de ne pas être contraint par un problème d’échange de données, de WMS (warehouse management system) ou de TMS (transport management system) ou d’étiquettes qui rendrait le paramétrage d’un nouveau transporteur long et fastidieux.

Donc même si un e-marchand ne peut pas influer directement sur le cours du marché de la livraison , il peut prendre des mesures pour limiter les risques de ne pouvoir expédier ces commandes dans de bonnes conditions.

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La livraison de colis B to C en danger : 1ère Partie Vous allez me dire pourquoi ce titre inquiétant ? L'actualité bouillonnante nous fait souvent rapidement oublier l'incidence des bouleversements…