Et si les vrais écolos habitaient en centre-ville ?

Vivre en ville, c’est plus vert qu’à la campagne

Chaque mois, l’indicateur Eco2Climat mesure l’empreinte carbone des Français. Focus sur l’impact des transports en ville et à la campagne

 » Et si les vrais écolos se trouvaient en centre-ville plutôt qu’à la campagne ? La Fédération nationale des usagers de transports (Fnaut) a présenté hier une étude qui en fait la démonstration.  Le consultant Jean-Marie Beauvais a suivi 19 familles qui ont déménagé de la périphérie de Tours vers le centre-ville. Résultat : elles ont réduit de 35 % leurs émissions de gaz à effet de serre liées au transport.

Baisse de 41% du carburant
En gardant “les mêmes contraintes et les mêmes activités” (école, loisirs, travail), les familles observées ont moins roulé en voiture, donc baissé leur dépense en carburant (- 41 %). Les parents y ont aussi gagné en temps et en liberté : les trajets pour accompagner les enfants ont baissé de 40 %.

6 tonnes de CO2 pour un ménage à deux voitures
Les transports représentent en moyenne un cinquième des 10 tonnes de CO2 émises par chaque  Français. Mais l’empreinte carbone grimpe facilement à 6 tonnes de CO2 pour un ménage qui possède deux voitures. “Avec les bâtiments à basse consommation, des gens qui habitent des maisons neuves à la campagne émettront quatre fois plus pour se déplacer que pour se chauffer”, note Julien Adam, consultant à Carbone 4. Un problème qui s’accroît à mesure que les prix du carburant grimpent.

Redensifier les villes
Pour Jean Sivardière, président de la Fnaut, ”il faut redensifier la ville, en construisant autour des gares et des transports en commun et en taxant les logements vacants”. Avant de déménager, on peut se mettre au covoiturage, qui divise par deux les émissions à chaque trajet. »

Source : Journal METRO  9 Juin 2011 Anne Aël DURAND

Cet article constitue un révélateur des enjeux de la distribution tant en ville qu’à la campagne. Il n’y a pas de solution parfaite mais de nombreuses solutions peuvent être apportées pour relever le défi écologique.

A titre d’exemple, à ce jour,  quasiment pas de solutions d’acheminement du fret vers les centre-urbains  via les transports en commun comme le tram ou le metro.  Les possibilités d’expérimentations sont multiples mais souvent très longue à mettre en oeuvre en raison d’une imbrication complexe d’acteurs dans la chaîne de décision (syndicat des transports, communauté de communes, mairie, région, transporteur etc…). Espérons que la prise de conscience générale sur l’écologie permettra de mettre autous d’une table tous  ces acteurs pour le bénéfice de tous.

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